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Chirurgie du cancer vésiculaire et des voies biliaires

Les cancers des voies biliaires ou cholangiocarcinomes, sont des tumeurs malignes rares en France. Ils se développent à partir des canaux transportant la bile : petites voies biliaires au sein du foie, gros canaux biliaires au niveau du hile du foie, canal cholédoque au niveau de la tête du pancréas, vésicule biliaire. Ces cancers sont souvent agressifs et se disséminent aisément le long des canaux biliaires et au niveau des ganglions.

Technique chirurgicale cancer vésiculaire et voies biliaires

Le traitement principal des tumeurs biliaires est chirurgical. En fonction de la localisation il peut s’agir d’une hépatectomie associée à une cholecystectomie, d’une pancréatectomie, et ou d’une exérèse biliaire. Dans certains cas difficiles, plusieurs gestes de radiologie ou d’endoscopie sont réalisés avant l’intervention pour diminuer les risques chirurgicaux : drainage de la bile stagnant dans le foie par un drain ou une prothèse, obstruction de vaisseaux alimentant le foie  à réséquer etc. Si une chirurgie ne peut être réalisée car la tumeur est trop importante ou comprend plusieurs localisations,  une chimiothérapie est alors proposée.

L'hospitalisation et les suites post opératoires : 

Immédiatement après l’intervention, après une surveillance de quelques heures en salle de réveil, vous serez transféré soit en unités de soins continus soit en service de réanimation chirurgicale, en fonction de l'ampleur du geste chirurgical, de vos antécédents personnels et du déroulement de l'intervention. 

Par la suite vous réintégrerez le service de chirurgie pour la fin du séjour. La durée d'hospitalisation est d'en moyenne 10 jours, variable en fonction du geste chirurgical. 

Durant cette hospitalisation, un des 3 chirurgiens de l'équipe passera vous voir régulièrement afin de gérer:

  • La douleur : soulagée par des médicaments anti-douleur administrés par perfusion ou par la bouche, et/ou une péridurale. Ces traitements sont personnalisés en fonction de votre intervention, de votre capacité à manger, et du niveau de la douleur. L’objectif principal est le soulagement le plus complet des douleurs liées à l’opération.

 

  • L’alimentation et l’hydratation : Vous aurez les premiers jours dans la plus part des cas une sonde naso gastrique (petit tuyau passant par le nez et allant dans l'estomac, mis en place pendant l'intervention). Celle ci sera retirée sur demande du chirurgien. Une alimentation par les veines sera administrée les premiers jours (et peut être poursuivie une fois l'alimentation orale reprise en cas de dénutrition ). Une fois la sonde naso gastrique retirée,  l’alimentation orale sera alors reprise au bout de quelques jours et ceci de facon progressive.  Dans tous les cas, des compléments alimentaires vous seront proposés de façon à vous apporter suffisamment de protéines permettant une meilleure cicatrisation.

 

  • Les drainages : ils sont mis en place en fin d’intervention de façon à limiter ou dépister plus précocement certaines complications. Des contrôles de ces drains seront faits régulièrement jusqu’à leur ablation qui sera décidée par le chirurgien. Cette ablation sera réalisée par un(e) infirmier(e) au sein de la clinique durant votre hospitalisation. 

 

  • La sonde urinaire : mise pendant l'intervention chirurgicale, elle est retirée à quelques jours après l'intervention. 

Le retour à domicile ou en centre de convalescence : 

  • Le retour à domicile :  sera décidé en accord avec votre chirurgien (ou par un de ses confrères après concertation entre ces derniers) . Un transfert en centre de convalescence (ou maison de repos) peut être justifié en fonction de la lourdeur du geste chirurgical, l’apparition de complications, ou de votre fragilité générale (lours antécédents, vie seule..). 

 

  • Une consultation postopératoire :  est habituellement prévue à 3 semaines  de l’opération : un rendez vous sera automatiquement fixé dès votre sorties de la clinique. En cas de problème entre votre sortie d’hospitalisation et cette consultation, vous pouvez contacter votre chirurgien ou ses confrères à tout moment via le secrétariat ou les urgences de la clinique (en cas d’urgence).

Complications et séquelles potentielles de la Chirurgie vésiculaire

  • Fuite anastomotique

C'est une fuite (défaut d'étanchéité) du montage chirurgical. Elle se traduit par  de la fièvre, un inconfort alimentaire et ou l'apparition des liquides digestifs par les drains mis en place par le chirurgien. Il faut  parfois réopérer le patient pour laver la péritonite , fermer l'orifice et drainer la zone fragilisée. Parfois, la fuite étant petite, un traitement par antibiotiques et une surveillance suffise à atteindre une cicatrisation ultérieure sans nouvelle intervention chirurgicale. 

  • Retard à la reprise du transit

Cela se manifeste par une impossibilité à reprendre une alimentation normale. Le patient vomit. Il est alors nécessaire de remettre une sonde nasogastrique. 

  • Pneumopathie

C'est une infection du poumon souvent due à un terrain sous jacent précaire.

Il s'agit de la formation d'un caillot dans une veine de la jambe. Le risque est alors l'évolution vers une embolie pulmonaire.

  • Syndrome du petit estomac

Si l'intervention comprend une ablation de l'estomac partielle (en cas de duodéno pancréatectomie céphalique réalisée dans le cadre des cholangiocarcinomes de la voie biliaire rétro pancréatique ). L'estomac a une contenance diminuée. Il est nécessaire de fractionner les repas les premiers mois. L'apport protidique doit être maintenu pour éviter la survenue d'une carence protéino-energétique. Des dosages vitaminiques seront également effectués à la recherche de carences

  • Hémorragie

Cette complication survient le plus souvent dans les 48 premières heures. Si elle est modérée, une simple transfusion peut suffir, sinon une repise chirurgicale s'impose.

  • Occlusion du gréle

Les symptomes sont un arret du transit. Le patient n'a ni gaz, ni selle. Il vomit. Son ventre gonfle.  Le diagnostic sera mis en évidence par un scanner abdominal. Elle peut être du à un blocage du montage chirurgical. Le traitement médical peut suffir mais dans certain cas d'occlusion persistante une réintervention est requise.

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