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Chirurgie du cancer de l'estomac

L'estomac est un organe de l'appareil digestif. Il est situé dans la partie supérieure et médiane de l'abdomen (région épigastrique). Il fait suite à l'œsophage et précède le duodénum. L'estomac participe à la digestion.

90 % des cancers de l'estomac sont des adénocarcinomes.

Technique chirurgicale du cancer de l'estomac

Gastrectomie partielle, tumeurs de la partie basse de l'estomac

Il s'agit d'une ablation de la partie distale de l'estomac (encore appelée "antre gastrique"). Cette intervention est proposée pour des petites tumeurs de la partie basse de l'estomac. Pour rétablir la continuité digestive, le reste de l'estomac est branché directement sur l'intestin grêle. Le confort digestif post opératoire est en général conservé (alimentation quasi normale). La gastrectomie partielle est une intervention bien supportée qui n'altère pas la digestion. L'estomac restant assure une fonction de brassage des aliments suffisante pour débuter une bonne assimilation des nutriments. 

Gastrectomie totale, cas de volumineuse tumeur du corps de l'estomac

Dans ce cas, le chirurgien réalise l'ablation de la totalité de l'estomac avec les ganglions qui l'entourent. Il est nécessaire de faire cette opération en cas de volumineuse tumeur du corps de l'estomac. La continuité digestive est alors restituée en "branchant" (le terme médical est en "anastomosant") l'extrémité de l'oesophage sur l'intestin grêle. Le confort digestif est souvent altéré. Le patient doit, pour conserver un état nutritionnel correct, fractionner ses repas et avoir des compléments nutritionnels. Cette intervention requière une préparation du patient qui consiste essentiellement en une correction de la dénutrition qui est présente dans plus de 70% des cas. Cette intervention consiste à réaliser l'ablation de l'estomac en totalité et à relier l'oesophage avec l'intestin grêle sur une anse en Y.

L'hospitalisation et les suites post opératoires de la Chirurgie du cancer de l'estomac

Immédiatement après l’intervention, après une surveillance de quelques heures en salle de réveil, vous serez transféré soit en unités de soins continus soit en service de réanimation chirurgicale, en fonction de l'ampleur du geste chirurgical, de vos antécédents personnels et du déroulement de l'intervention. 

Par la suite vous réintégrerez le service de chirurgie pour la fin du séjour. La durée d'hospitalisation est d'en moyenne entre 7 à 10 jours. 

Durant cette hospitalisation, un des 3 chirurgiens de l'équipe passera vous voir régulièrement afin de gérer:

  • La douleur : soulagée par des médicaments anti-douleur administrés par perfusion ou par la bouche, et/ou une péridurale. Ces traitements sont personnalisés en fonction de votre intervention, de votre capacité à manger, et du niveau de la douleur. L’objectif principal est le soulagement le plus complet des douleurs liées à l’opération.
  • L’alimentation et l’hydratation : Vous aurez les premiers jours une sonde naso gastrique (petit tuyau passant par le nez et allant dans l'estomac, mis en place pendant l'intervention). Celle ci sera retirée sur demande du chirurgien et bien souvent après un controle radiologique afin de s'assurer de la bonne citrisation de l'estomac. Une alimentation par les veines sera administrée les premiers jours (et peut être poursuivie une fois l'alimentation orale reprise en cas de dénutrition ). Une fois la sonde naso gastrique retirée,  l’alimentation orale sera alors reprise au bout de quelques jours et ceci de facon progressive.  Dans tous les cas, des compléments alimentaires vous seront proposés de façon à vous apporter suffisamment de protéines permettant une meilleure cicatrisation.
  • Les drainages : ils peuvent être mis en place en fin d’intervention de façon à limiter ou dépister plus précocement certaines complications. Des contrôles de ces drains seront faits régulièrement jusqu’à leur ablation qui sera décidée par le chirurgien. Cette ablation sera réalisée par un(e) infirmier(e) au sein de la clinique durant votre hospitalisation. 
  • La sonde urinaire : mise pendant l'intervention chirurgicale, elle est retirée à quelques jours après l'intervention. 

Le retour à domicile ou en centre de convalescence : 

  • Le retour à domicile :  sera décidé en accord avec votre chirurgien (ou par un de ses confrères après concertation entre ces derniers) . Un transfert en centre de convalescence (ou maison de repos) peut être justifié en fonction de la lourdeur du geste chirurgical, l’apparition de complications, ou de votre fragilité générale (lours antécédents, vie seule..). 
  • Une consultation postopératoire :  est habituellement prévue à 3 semaines  de l’opération : un rendez vous sera automatiquement fixé dès votre sorties de la clinique. En cas de problème entre votre sortie d’hospitalisation et cette consultation, vous pouvez contacter votre chirurgien ou ses confrères à tout moment via le secrétariat ou les urgences de la clinique (en cas d’urgence).

Complications et séquelles potentielles de la Chirurgie du cancer de l'estomac

  • Fuite anastomotique

C'est une fuite (défaut d'étanchéité) du montage chirurgical. Elle se traduit par une gène respiratoire, de la fièvre et un inconfort alimentaire. Il faut  parfois réopérer le patient pour laver la péritonite , fermer l'orifice et drainer la zone fragilisée. Parfois, la fuite étant petite, un traitement par antibiotiques et une surveillance suffise à atteindre une cicatrisation ultérieure sans nouvelle intervention chirurgicale. 

  • Retard à la reprise du transit

Cela se manifeste par une impossibilité à reprendre une alimentation normale. Le patient vomit. Il est alors nécessaire de remettre une sonde nasogastrique. Si il reste de l'estomac (gastrectomie partielle ), l'estomac opéré ne fonctionne pas normalement dans ce cas. Sa motricité propre est perturbée. Cela se traduit par des vomissements et une impossibilité à reprendre l'alimentation : il faut la aussi temporairement remettre une sonde naso gastrique afin de le soulager. 

  • Pneumopathie

C'est une infection du poumon souvent due à un terrain sous jacent précaire.

Il s'agit de la formation d'un caillot dans une veine de la jambe. Le risque est alors l'évolution vers une embolie pulmonaire.

  • Syndrome du petit estomac

L'estomac a une contenance diminuée. Il est nécessaire de fractionner les repas les premiers mois. L'apport protidique doit être maintenu pour éviter la survenue d'une carence protéino-energétique. Des dosages vitaminiques seront également effectués à la recherche de carences

  • Hémorragie

L'estomac étant très vascularisé, son ablation nécessite de controler beaucoup de vaisseaux. Cette complication survient le plus souvent dans les 48 premières heures. Si elle est modérée, une simple transfusion peut suffir, sinon une repise chirurgicale s'impose.

  • Occlusion du gréle

Les symptomes sont un arret du transit. Le patient n'a ni gaz, ni selle. Il vomit. Son ventre gonfle. Il peut s'agir d'un problème avec l'anse en Y qui remplace l'estomac totalement ou en partie. Le diagnostic sera mis en évidence par un scanner abdominal. Le traitement médical peut suffir mais dans certain cas d'occlusion persistante une réintervention est requise.

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